Ali Mohamed El Shorafaa El Hamady écrit… les sept bases pour réaliser l’union et l’intégration arabe

Le résumé
Traduit par /Yousra Mohamed Massoud
Dans l’éditorial du numéro (51) du magazine El Arab, numéro du mois d’avril 2026, le grand écrivain arabe Ali Mohamed El Shorafaa El Hamady présente une stratégie pour reconstruire une intégration arabe avec une conception inclusive et applicable à travers sept bases pour l’union de la nation arabe politiquement, économiquement, socialement et militairement.
L’étude que l’on présente maintenant aux responsables des pays arabes a été présentée auparavant, notamment en 2001, au secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amr Moussa, mais elle est restée enfermée dans les tiroirs et n’est pas sortie à la lumière.
Le plus remarquable dans l’étude d’El Shorafaa El Hamady est qu’elle est réaliste ; elle peut présenter des solutions radicales à toutes les crises arabes, à travers une vision et une stratégie applicables sur le terrain dans le monde arabe, et sur tous les axes politiques, économiques, sociaux et militaires, et cela à travers sept bases sur lesquelles il faut travailler pour réaliser la stabilité et le développement dans le monde arabe, afin que notre patrie devienne forte et influente au niveau régional et international, et que les conflits, les divergences et les guerres disparaissent, ainsi que la pauvreté et l’ignorance, et que le développement, la prospérité et la paix s’y répandent.

Les détails de l’étude :
La première base :
Le domaine politique
Le dossier des droits et des devoirs arabes
Il faut établir une nouvelle charte où l’on détermine les relations arabes à travers une méthode claire et engageante, en précisant explicitement les devoirs de chaque pays arabe, ce qui assure ses droits et lui impose des devoirs en temps de paix comme en cas d’agression contre l’un d’eux par un pays extérieur au groupe arabe.
La méthode de mettre fin aux litiges
Mettre en place un cadre pour la méthode de comportement entre les pays arabes, basé sur la communication directe et la discussion continue pour résoudre tout litige, et faire en sorte que son traitement reste limité aux dirigeants, afin d’éviter toute répercussion négative sur les populations et d’empêcher l’éloignement de la nation de ses objectifs, ainsi que l’exploitation de toute faiblesse par ses ennemis.
Les réunions périodiques :
Les pays arabes s’engagent à organiser des réunions régulières, notamment des sommets au siège de la Ligue arabe. Il n’est pas admissible, sous aucun prétexte ou urgence, de reporter ces réunions, afin de prouver le sérieux de ces rencontres et leurs conséquences importantes sur l’intérêt de la nation arabe.
Modifier la loi de la Ligue arabe :
Réexaminer la loi de la Ligue arabe pour l’activer et la restructurer afin qu’elle ait la capacité d’assumer les responsabilités du nouveau siècle et de répondre à ses exigences en matière de qualifications, de capacités et de politiques.
Nommer le secrétaire général de la Ligue arabe de manière périodique selon l’ordre alphabétique, pour une durée de trois ans non renouvelable, afin de permettre à chaque pays arabe d’assumer ce poste dans un esprit de justice et d’alternance.

Deuxièmement : le domaine militaire
Établir un Conseil de sécurité nationale arabe, composé des dirigeants des forces armées des pays arabes, avec un secrétariat spécial, dont le siège est à la Ligue arabe. Ce conseil assure la planification stratégique et militaire et est responsable de l’exécution de ce qui suit :
- Activer l’accord de défense commune.
Mettre en place les systèmes et mesures nécessaires pour activer le traité de défense arabe commune signé par tous les pays arabes. Assurer la communication et la coordination entre les dirigeants militaires des pays arabes.
Coopération entre armées
Organiser la coopération entre les forces armées arabes à travers des manœuvres annuelles planifiées, afin que chaque équipe peut connaitre le genre d’armée chez l’autre équipe et l’unification des terminologies militaires.
La planification et l’exécution
Mettre en place les plans nécessaires pour prendre toute mesure exigée par l’intérêt national, soit pour defendre un pays arabe exposé à une agression, ou pour intervenir afin d’éviter un conflit entre deux pays arabes en désaccord, et prévenir des catastrophes similaires à celles du siècle précédent.
Le secrétaire général du Conseil de sécurité nationale
Nommer un secrétaire général du Conseil chargé d’exercer les responsabilités mentionnées, de préparer l’ordre du jour des réunions et de rédiger les rapports à soumettre au Conseil de défense arabe pour approbation et mise en œuvre.
La méthode de sélection :
Le secrétaire général du conseil de securité nationale est nommé avec un rang élevé selon l’ordre alphabétique entre les États, pour une durée maximale de trois ans.

Troisièmement : le domaine économique
Les causes du retard économique de certains pays arabes ne résident pas dans le manque de ressources naturelles ou de main-d’œuvre, mais dans l’absence de ressources financières permettant de les exploiter efficacement soit qu’elles sont petrolières ou matières bruts . S’il avait des ressources financières, il serait capable d’investir ses ressources et de fournir à sa population des opportunités d’emploi et une vie décente.
Profiter des richesses arabes :
Il est nécessaire de mettre en place des mesures concrètes pour permettre aux pays arabes de profiter de leurs richesses et de leurs excédents financiers.Alors ,il est important la presence de :
Une banque arabe :
Construire une banque arabe dont le capital ne sera pas inférieur à 50 milliards de dollars. Sa mission est de corriger les structures financières dans les pays arabes et de développer leurs capacités économiques, afin de leur permettre de sortir de la crise économique, sur la base d’un plan quinquennal qui prend en considération les pays possédant des richesses et des potentialités pouvant être investies, et de réaliser des résultats économiques dans un délai ne dépassant pas cinq ans, à condition que la performance de la banque et sa politique exécutive reposent sur des études économiques rigoureuses, afin de traiter progressivement le déséquilibre financier dans les pays arabes.
Cela signifie que la nation arabe, si elle met en place des mécanismes scientifiques généraux et exploite ses excédents financiers au service de l’économie arabe, pourra obtenir les résultats suivants :
Les avantages de l’intégration économique :
a- Les investissements arabes seront protégés contre le gel, la confiscation ou la manipulation, comme cela s’est produit dans plusieurs cas connus, par exemple lorsque les États-Unis ont gelé les avoirs de la Jamahiriya libyenne.
b- Les rendements financiers des investissements arabes seront garantis et supérieurs à ceux obtenus dans les investissements internationaux, qui sont parfois faibles ou même exposés à des pertes en capital.
c- Les investissements arabes seront orientés vers des projets productifs réels, avec des marchés existants dans les pays arabes. Sachant que les pays arabes importent annuellement de l’étranger l’équivalent de plus de 65 milliards de dollars dans le domaine alimentaire, ces montants pourraient être orientés vers la production arabe, devenant ainsi un facteur de prospérité pour les sociétés productives arabes.
d- Les pays arabes confrontés à des difficultés financières pour exploiter leurs ressources naturelles bénéficieront d’un avantage important dans le développement de leurs richesses, la réalisation de leurs objectifs de développement et la création d’emplois, ce qui contribue à la stabilité et au développement, et limite les troubles politiques et les coups d’État, rendant inutile le recours à l’aide extérieure ,sauvant la face et partir pour construire un avenir radieux.

Le bureau des études économiques :
Créer un bureau d’études économiques rattaché à la banque, chargé d’analyser les situations économiques et de proposer des plans pratiques pour exploiter les ressources naturelles dans les pays souhaitant bénéficier du soutien financier.
Le Soudan, panier alimentaire arabe :
La République du Soudan, par exemple, possède environ 200 millions de feddans de terres cultivables, capables de fournir au monde arabe une sécurité alimentaire. La banque proposée peut mettre en place un projet ambitieux pour exploiter ces ressources, ce qui permettrait au Soudan d’obtenir des résultats économiques importants, de résoudre ses problèmes financiers et de créer des dizaines de milliers d’emplois, transformant ainsi le chômage en capacité productive.
Quatrièmement : faire face à la mondialisation économique
Le conflit économique
Vu les évolutions économiques successives dans notre ère actuelle, et la fin des conflits et des affrontements des camps de deux puissances de l’est et de l’ouest, alors ces évolutions et ces changements imposaient un nouveau style dans le conflit de survie, ce que je le nomme ici le conflit économique, et ce que je le considère dans mon opinion modeste, le genre le plus féroce et le plus dangereux dans le présent et le futur, car ce conflit sera représenté dans l’accrochage des capacités économiques et des possibilités de planification, et des méthodes commerciales, dépendant surtout sur le genre du produit et le prix concurrentiel, et la vitesse du mouvement et sa flexibilité, et l’adaptation aux exigences du marché avec tous les éthiques et les nouvelles valeurs qui y sont répandues au moment présent, en arrivant à un but principal, qui est la diffusion de la plus grande quantité du produit vers les nouveaux marchés.

La concurrence et l’invasion des marchandises
L’accord du GATT va ouvrir un vaste domaine de concurrence et l’invasion des produits illimités, car il donne la liberté du marché, l’offre et la demande sont les bases pour traiter dans le nouveau système international, la question doit être sérieuse, où les pouvoirs prévalent et le faible recule dans la scène économique, et les marchés deviennent consommateurs et ceci a des répercussions dangereuses, parmi elles la propagation de la maladie du chômage, et ce qui est considéré comme une charge sur l’État.
La mobilisation d’énergies économiques
D’où, il est clair qu’il faut mettre en place un plan futur qui accueille toutes les capacités de production en l’employant d’une manière scientifique solide et par une vision inclusive et une neutralité vers tous les secteurs de la société et qui est en fin qu’il soit une société effective qui a un rôle dans le développement ou il se transforme vers des énergies désactivées dispersées et la pensée holistique recule et il devient une pensée limitée, son entourage est le cercle de l’individu et la famille seulement, ce qui entraîne à la fragmentation des efforts communs pour faire face aux exigences de développement, et alors la catastrophe commence, pour cela il est exigent de construire le partenariat arabe pour la commercialisation comme suit :
Les axes du partenariat arabe
1 – La société sera formée avec un capital n’est pas moins de 5 milliards de dollars, auquel les gouvernements arabes contribueront à 50 %, et les hommes d’affaires dans les pays arabes contribueront à 50 %.
2- La mission de la société sera comme suit :
a- Le développement l’échange commercial entre les pays arabes
b- Chercher les possibilités de construire conjointe dans les différents aspects de l’activité économique, et faciliter le flux les fonds arabes.
c- Aider à la recherche des nouvelles marchés se débarrasser des produits fabriqués dans les pays arabes
d- Préparer les études et fournir les données exigeantes et reliées avec les questions commerciales, industrielles, agricoles et les questions d’investissements.
e- Résoudre les difficultés dues du transfert des marchandises entre les pays arabes.
f- Étudier les chances d’investissement dans les pays arabes et diriger les excédents de monnaie arabe vers l’investissement dans des projets d’infrastructure sur le système BOT, ce qui réalise une conséquence plus haute de résultat d’investissement à l’extérieur du monde arabe, de plus résoudre les problèmes d’infrastructure de pays arabes.
3- Former un conseil d’administration représente le secteur gouvernemental et le secteur privé pour mettre en place un plan visé à réaliser ces buts, et d’établir 4 secteurs, et que le centre principal soit la ville de Djeddah au Royaume d’Arabie saoudite, et cela grâce à sa position économique, géographique prestigieuse et le qualifie pour cela, et l’autre secteur situé en Tunisie au Maghreb, au Caire, et à Beyrouth dans l’Orient arabe et à Dubaï au Conseil de coopération du Golfe.

Cinquièmement : La crédibilité des slogans arabes
Le médias et l’unité de la nation arabe
La nécessité de créer un climat logique et rationnel pour la réconciliation avec nous-mêmes et éliminer les contradictions que chaque citoyen arabe connaît dans n’importe quel pays arabe. C’est le résultat de ce que les pays arabes soulèvent lors des réunions officielles et dans divers médias, avec leur insistance constante sur l’unité de la nation arabe, et que son destin et, son avenir sont communs, et son économie se complète mutuellement Tandis que le citoyen arabe voit dans l’application pratique et l’expérience quotidienne une contradiction sérieuse dans le comportement quotidien et les pratiques qui traitent du point de vue de la législation, lois et règlements de chaque pays qui confirment le concept de régionalisme laid et pratiquent la discrimination raciale parmi les Arabes résidant dans n’importe quel pays arabe, ce qui contredit ce que les pays arabes déclarent, et ce que leurs constitutions stipulent qu’ils font partie de la nation arabe, et que ce qui nous unit est l’unité de destin, l’unité de langue, l’unité de géographie et l’unité d’intérêt. Soulignant que le contenu de l’arabisme est quelque chose qui n’existe presque que dans l’imagination des rêveurs parmi certains citoyens arabes.
De ce point de vue, il est nécessaire pour nous si la nation arabe veut faire face au nouveau siècle et s’y préparer, tout comme l’Europe l’a préparé, avec des objectifs spécifiques et clairs à l’esprit que la sécurité commune et l’intérêt de l’intégration économique entre eux sont avant tout des egos régionaux étroits, et le rendre, s’il unit , une force redoutée qui sera mille fois prise en compte, et qui pourra réaliser pour ses peuples la stabilité dans la vie, la croissance dans l’économie et le développement dans le développement .C’est ce que tout Arabe qui est jaloux de l’avenir de sa nation espère : que nous atteignons ce niveau et mettons l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations. Alors la sécurité et la stabilité seront atteintes pour tous, et nous serons en mesure de construire un avenir brillant pour les générations arabes.
Sixièmement : Le marché commun arabe
Stratégie du marché commun arabe
Une stratégie pour le marché commun arabe doit être développée, en établissant des mécanismes auxquels participent le secteur public dans les pays arabes et le secteur privé, pour réaliser le mouvement commercial entre les pays arabes et exploiter toutes les énergies financières et techniques ainsi que l’expertise économique dans la mise en place du marché commun arabe, qui doit avoir les éléments suivants :
1- Former un conseil d’administration du marché composé des ministres de l’économie dans le monde arabe et des chefs de chambres de commerce, et chaque pays soumettant des candidatures pour 3 de ses entreprises les plus importantes du secteur public et 3 de ses entreprises privées les plus importantes.
2- Nomination d’un secrétariat général pour le marché. Le centre du marché dans l’émirat de Dubaï aux Émirats arabes unis est choisi en raison de sa situation géographique, du développement qu’il a atteint et de la disponibilité d’une expertise spécialisée pour le shopping et les communications. En outre, il est devenu un centre mondial pour les expositions internationales et fournit l’infrastructure pour l’exportation vers divers pays du monde. Le gouvernement de Dubaï a également fixé ses priorités en matière d’activité économique et d’ouverture au monde, fournissant un soutien et une assistance illimités pour développer sa position économique mondiale.
3- Le conseil d’administration du marché se réunit tous les 3 mois pour préparer tous les règlements et les arrêtés.
4- Coordination entre toutes les compagnies maritimes et autres moyens de transport, afin de les employer dans le service du mouvement économique et commercial entre les pays arabes.
5- Suivi avec les responsables des pays arabes concernant la mise en œuvre de l’accord économique signé entre les pays arabes.
6- Supprimer tous les obstacles au passage des marchandises entre les pays arabes.
7- Utiliser des lignes de crédit financières approuvées par le Fonds monétaire arabe pour couvrir le commerce intra-arabe et les exploiter entre pays arabes.
8- Présenter un rapport tous les 6 mois au Conseil du marché commun pour expliquer les réalisations du marché commun arabe, et de soulever des problèmes et des obstacles afin de prendre des décisions pratiques pour les résoudre.
9- Établir des systèmes et des lois pour fournir des garanties adéquates aux investisseurs arabes.
Septièmement : Construction nationale
Première : le projet national
1- Formation d’un groupe de travail des ministres de l’éducation, de l’économie, des affaires sociales, de l’information, des affaires étrangères et de la justice, avec la participation de 3 membres des parlements arabes de chaque pays, de préparer une stratégie qui s’élève à la vision d’un projet national pour la nation arabe dans lequel les caractéristiques suivantes s’unissent :
Préparer un nouveau projet de base pour les relations entre les pays arabes et les méthodes de communication entre eux, afin d’atteindre l’unité dans la position politique et de consolider le concept de l’unité nationale et du destin commun.
2- Préparer un projet de document d’honneur auquel les pays arabes se sont engagés, établir une nouvelle méthode pour les relations politiques entre les pays arabes et déterminer les méthodes de communication entre eux pour parvenir à l’unité de la position politique, et consolider le contenu de l’unité de la nation arabe et du destin commun, y compris la création de nouveaux mécanismes ; y compris un réseau de communication spécial qui permet aux dirigeants arabes de communiquer directement et d’échanger des vues dans toute situation d’urgence pour éviter ses complications, et les conflits qui peuvent en résulter ou convenir d’une position unifiée qui sert les intérêts de la nation arabe.
3- Libérer le citoyen arabe de la peur et de l’anxiété afin qu’il soit en sécurité pour sa vie, son honneur et ses moyens de subsistance. Il ne devrait pas être surpris la nuit d’être arrêté, son argent confisqué ou sa liberté restreinte, sauf sur la base d’un crime qu’il a commis et d’une décision rendue contre lui par les tribunaux compétents. Tous les contrôles juridiques devraient être mis en place pour le protéger, préserver sa dignité et sauvegarder ses droits à la liberté d’expression sans attaquer la religion ou l’humanité, ou incitant à un acte négatif qui nuit à la société. Il a tout le droit après cela d’exprimer ses convictions et de fournir des conseils sincères pour servir la nation, et de mettre en garde contre les erreurs et les dangers qui menacent la sécurité de sa société, et que ce comportement est une législation céleste confirmée par des versets coraniques ; parmi eux, par exemple, se trouve la parole du Tout-Puissant :
« Et qu’il y ait parmi vous une nation qui appelle à la bonté, ordonne ce qui est juste, et interdise ce qui est injuste ». Dieu Tout-Puissant a dit la vérité.
Avec ce comportement, la société peut traiter les erreurs dès qu’elles se produisent et éviter leurs complications, afin que les personnes loyales continuent à souligner les lacunes pour les éviter. Ensuite, les sociétés arabes peuvent corriger leurs erreurs. Lorsque la sécurité et la sûreté se répandront, nous trouverons des compétences loyales et de bons citoyens qui dirigeront les rangs en faisant des sacrifices et en fournissant des solutions pratiques pour résoudre les problèmes sociaux qui surviennent.
4- Le comité préparera un projet de résolution pour annuler les visas entre pays arabes, afin d’être cohérent avec ce que les pays arabes déclarent, de croire en ce qu’ils déclarent, et d’être honnêtes dans ce que nous croyons : que nous sommes une nation arabe, que notre destin est un, et que notre avenir est un, et ce que cela aboutit à des résultats importants en confirmant le contenu de l’unité arabe et l’échange d’intérêts entre ses peuples et la possibilité du transfert du surplus de main-d’œuvre arabe vers les pays arabes qui manquent de main-d’œuvre. Cela aidera à stimuler l’activité économique, en plus de ce qui peut être réalisé en conséquence de la préservation de l’identité arabe de certains pays dont le pourcentage de travailleurs étrangers non arabes est devenu une menace pour leur sécurité nationale, leur identité et leur culture arabes.
5- Les dirigeants arabes doivent s’engager fermement, honnêtement et sincèrement à ne pas prendre position uniquement sur la politique étrangère, car ce comportement a affecté la nation arabe, entravé la réalisation de ses objectifs et doublé son déplacement et sa fragmentation. Par conséquent, cette position s’impose fermement à la réalisation du principe de consultation entre les pays arabes, et la Ligue arabe aura un rôle positif dans la réalisation de la coordination et de la communication rapide après l’avoir réorganisée et modifiée ses lois et règlements, être qualifiée pour assumer la responsabilité du nouveau siècle et ce qu’il exige en termes de mobilisation des énergies et de leur emploi au service des objectifs nationaux.
Deuxièmement : les différends arabes
1- L’une des causes les plus importantes de désaccord entre les pays arabes est les questions frontalières, qui sont l’un des héritages les plus importants laissés par le colonialisme avant sa sortie du monde arabe, ce qui a parfois causé des guerres dévastatrices et la perte d’opportunités de progrès et de coopération, jusqu’à ce que la mentalité de Dahis, Al-Ghabra et la guerre de Basus continue de s’immiscer dans nos esprits, et nos actions quotidiennes et pratiques dans nos relations les unes avec les autres le confirment. Pour résoudre ce dilemme, les éléments suivants doivent être requis :
A- Former une Cour de justice arabe, avec un pays arabe comme siège. Les juges sont choisis sur la base que chaque pays arabe nomme un juge. Cinq juges sont nommés à la cour par tirage au sort, qui a lieu parmi les membres désignés, avec des nominations à répéter tous les cinq ans.
b- La Cour examinera toutes les questions controversées entre les pays arabes concernés et soumettra sa décision au Conseil de la Ligue pour approbation, où elle sera contraignante pour toutes les parties et les pays arabes seront obligés de l’appliquer immédiatement.
2- En appelant tous les dirigeants arabes, à tous les niveaux, à prendre une position franche et honnête avec eux-mêmes et leur conscience, pour discuter d’une question : Où allons-nous ? Ensuite, nous revenons seulement 50 ans en arrière de l’existence de la Ligue arabe ; quel est le résultat d’un demi-siècle ? Je prie Dieu d’aider les dirigeants politiques afin que nous puissions répondre avant qu’il ne soit trop tard. Alors le regret ne servira à rien, et la Palestine vit dans nos cœurs comme un exemple vivant qui saigne les cœurs et les yeux versent du sang au lieu de larmes, afin qu’une autre tragédie ne se répète pas, et la raison en est que nous n’évaluons pas ce qui s’est passé et n’identifions pas ses causes, afin que nous puissions l’éviter à l’avenir, en application de la loi de Dieu et de ce que le Saint Coran stipule dans la parole du Tout-Puissant :
« Et deux groupes de croyants se sont battus et ont fait la paix entre eux. Et si l’une d’elles transgresse contre l’autre, alors combattez celle qui transgresse jusqu’à ce qu’elle revienne au commandement de Dieu. Et si elle revient, alors faites la paix entre eux avec justice et soyez justes. En effet, Dieu aime ceux qui sont justes. Les croyants ne sont que des frères, alors faites la paix entre vos deux frères et craignez Dieu, afin que vous receviez la miséricorde ». Dieu Tout-Puissant a dit la vérité.
Pourquoi ce verset n’est-il pas un principe fondamental respecté par la Ligue arabe, qui a reconnu dans ses constitutions que l’islam est la religion officielle de l’État ? Cela signifie que l’État est pleinement engagé envers son peuple, mettant en œuvre la loi de Dieu d’une manière qui sert les intérêts suprêmes de la nation arabe musulmane ?
Conclusion
En conclusion, nous affirmons que l’unité de la nation arabe est la source de sa force, de sa croissance et de sa stabilité, et c’est l’objectif souhaité.



